Revue LEDUR

DYNAMIQUE DES PRATIQUES AGRICOLES ET LEURS EFFETS SOCIO ENVIRONNEMENTAUX DANS LA COMMUNE DE TCHAOUROU

Publication Date : 23-06-2025


Auteur(s) :

TABE GANKOU Latifatou, KISSIRA Aboubakar.


Volume/Numéro :
Volume 13
,
Issue 26
(06 - 2025)



Résumé :

Pendant longtemps, les producteurs se servaient des pratiques traditionnelles pour accomplir les activités agricoles. Le poids démographique, les besoins croissants en terres cultivables et les contraintes climatiques font que les producteurs associent aux pratiques traditionnelles, les pratiques améliorées ou exogènes. Bien que ces pratiques contribuent à améliorer les rendements agricoles, certaines créent des dommages à l’environnement dont la pollution des eaux du fait de la mauvaise utilisation des produits phytosanitaires, la destruction du couvert végétal, l’érosion des sols occasionnés par le déboisement. Cette étude vise donc à apprécier la dynamique des pratiques agricoles et leurs effets sur l’environnement. La méthodologie utilisée pour mener cette étude se résume aux enquêtes exploratoires, aux diagnostics participatifs, aux sondages d’opinion, à la cartographie et aux analyses statistiques. Aussi, la formule de Schwartz a permis de définir l’échantillon. Au total, 180 personnes ont été interrogées. L’analyse des résultats est faite à l’aide du modèle PEIR. Les données utilisées sont celles de la pluviométrie et de la température des périodes 1991-2022 et les statistiques sur les superficies et rendements de certaines cultures de 2003-2019. Les pratiques relevées dans la commune de Tchaourou sont celles endogènes et améliorées. Les pratiques endogènes qui se résument à la jachère (21 %), l’association des cultures (18 %), le buttage (16 %) et la rotation des cultures (15 %) sont les pratiques les plus adoptées par les ménages enquêtés. Aussi, l’agroforesterie (6 %), l’utilisation de fumure organique (7 %), le semis direct (9 %) et la réduction des emblavures du coton (8 %) sont entre autres pratiques enregistrées. En ce qui concerne les pratiques améliorées, il faut noter l’utilisation des engrais minéraux (26 %), la culture des légumineuses (18 %), le billonnage en courbe de niveau (13 %), la production fourragère (7 %), la culture attelée (13 %), la plantation d’arbres (17 %) et l’utilisation d’engins motorisées (6 %). Bien que ces pratiques contribuent à améliorer le rendement agricole (63%), elles sont sources de dégradation de l’environnement.


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