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Auteur(s):
DOHO Bi Tchan André.
N° Page : 6-22
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CONSTRUCTION DE L’AUTOROUTE TIEBISSOU-BOUAKE ET DYNAMIQUE URBAINE DE TIEBISSOU (Centre de la Côte d’Ivoire)
Résumé de l’article
La construction de l’autoroute Tiébissou-Bouaké, projet
stratégique du centre de la Côte d’Ivoire, transforme
profondément la structure spatiale et économique de la
ville de Tiébissou. La recherche a analysé les effets de
cette autoroute sur la dynamique urbaine locale, en
identifiant les mutations foncières, économiques et
environnementales induites. La problématique interroge la
manière dont cette autoroute modifie l’organisation
spatiale et la croissance urbaine de Tiébissou. Pour la
méthodologie, les images satellitaires Landsat TM 2006,
2018 et Oli/tirs 2024 à travers une classification
supervisée ont permis de cartographier l’évolution de
l’occupation du sol, complétées par des entretiens semidirectifs
auprès de 50 acteurs locaux (autorités,
commerçants, transporteurs, populations riveraines). Les
résultats ont révélé une extension de près de 50 % des
surfaces bâties et d’une pression foncière. Toutefois, cette croissance spatiale s’accompagne de la réduction des
terres agricoles de 58%.
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Auteur(s):
KOUHOUNDJI ABDELKADER NABOUA.
N° Page : 23-51
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VALORISATION DES TERRES AGRICOLES POUR LA MISE EN PLACE D’UN SIG D’EXPLOITATION DURABLE A SO-AVA (BENIN)
Résumé de l’article
La sécurité alimentaire demeure un enjeu majeur pour de
nombreux pays africains. Pour ce faire, l’amélioration des
stratégies de valorisation des terres constitue un levier
essentiel pour accroître la productivité agricole locale.
Dans ce contexte, la Commune de Sô-Ava, malgré sa
particularité lacustre, dispose de terres agricoles fertiles.
La présente recherche a pour objectif d’analyser les
modalités de valorisation des terres agricoles de cette
commune pour en faire un système d’information
géographique d’exploitation durable des ressources
pédologiques. La démarche méthodologique adoptée
repose sur la collecte et le traitement des données.
L’analyse des résultats a été réalisée sur la base de l’outil
AFC (analyse factorielle des correspondances) afin
d’apprécier les avis des producteurs sur les pratiques
agricoles locales. Les résultats montrent que plusieurs
techniques de valorisation des terres sont mises en œuvre
par les producteurs. La majorité (60 %) effectuent le
labour manuellement dès les premières pluies, tandis que
la récolte reste quasi exclusivement manuelle (98 %), qu’il s’agisse des céréales ou des tubercules. L’étude révèle
également l’existence de plusieurs systèmes de culture
adaptés aux conditions locales. L’analyse factorielle des
correspondances a mis en évidence des perceptions
différenciées sur les techniques de valorisation selon les
tranches d’âge. Les jeunes valorisent les techniques
traditionnelles, qu’ils associent à une meilleure innocuité
sanitaire par rapport aux pratiques modernes fondées sur
les engrais chimiques. Les personnes âgées émettent
majoritairement un avis favorable pour lesdites pratiques,
malgré quelques réserves. À l’inverse, les adultes
considèrent ces techniques traditionnelles comme peu
performantes, en raison de leur faible impact sur les
rendements. Ces divergences, reflétant des attentes
générationnelles distinctes et l’évolution des modes de
production agricole, nécessitent d’être liées aux positions
géographiques des répondants pour en faire un SIG
d’exploitation des ressources.
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Auteur(s):
ALLANGBA Yao Charles-Aubin, BOHOUSSOU N’guessan Séraphin.
N° Page : 52-67
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RESSOURCES PROPRES ET AUTONOMIE FINANCIÈRE DE LA COMMUNE DE SOUBRÉ (SUD-OUEST DE LA CÔTE D’IVOIRE)
Résumé de l’article
La politique de décentralisation a véritablement démarré
en Côte d’Ivoire au cours de la période 1980-1995. Bien
que renforcée et encadrée par la loi n°2020-885 du 21
octobre 2020 portant régime financier des collectivités
territoriales et districts autonomes, cette politique souffre
d’insuffisances.
La méthodologie adoptée repose d’abord sur la recherche
documentaire et ensuite, sur les enquêtes de terrain.
Le traitement des données collectées à cet effet, révèle que
les ressources de la commune proviennent à 65% des
fonds transférés par l’État contre 35% pour les recettes
propres. Cette dépendance de la commune aux ressources
de l’État est liée à une assiette fiscale mal maîtrisée, ce qui
limite les investissements.
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Auteur(s):
ASSAH Gowé Yannick Fleure, SORO Débégnoun Marcelline, TOGBE Codjo Timothée.
N° Page : 68-104
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ADMINISTRATION LOCALE ET LUTTE CONTRE L’ORPAILLAGE ILLEGAL A SRANBELAKRO DANS LE CENTRE DE LA COTE D’IVOIRE : ENTRE REGLES FORMELLES ET PRATIQUES OFFICIEUSES
Résumé de l’article
Après la crise socio-politique de 2010 en Côte d’Ivoire, le
phénomène de l’orpaillage illégal s’est enraciné dans
plusieurs localités, notamment à Sran-Bélakro, dans le
Département de Sakassou. Bien que la loi l’interdise, ce
phénomène persiste et s’intensifie. L’administration locale,
censée faire respecter les textes réglementaires, a un rôle
stratégique dans cette lutte. Cependant, on constate sur le
terrain une application insuffisante de ces lois, car les pratiques informelles dans les zones d’orpaillage
contredisent les règles formelles.
Cette recherche, basée sur des entretiens avec divers
acteurs, révèle que certaines autorités administratives et
coutumières, censées représenter l’État, participent
directement à l’organisation de cette activité. Elles
instaurent leurs propres règles locales, comme des zones
interdites et des taxes informelles pour les orpailleurs.
Cela a pour effet de légitimer tacitement une activité
pourtant illégale. Cette ambivalence dénote une forme
d’hypocrisie de la part des autorités, qui, sous couvert de
répression, contribuent à entretenir une économie
souterraine.
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Auteur(s):
ALE AGBACHI GEORGES, ALE CHARLOTTE CHACOU.
N° Page : 105-126
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LES TERRITOIRES MUNICIPAUX AU BÉNIN FACE À LA LOI N°2025-16 PORTANT VISION NATIONALE DE DÉVELOPPEMENT À L’HORIZON 2060 : ENTRE DÉCENTRALISATION ET DÉMOCRATIE, QUEL AVENIR POUR LES COLLECTIVITÉS LOCALES
Résumé de l’article
La loi n°2025-16 portant vision nationale de
développement à l’horizon 2060 constitue un cadre
stratégique ambitieux pour le Bénin, articulé autour de
neuf orientations majeures visant à transformer les
structures économiques, sociales et institutionnelles. Elle
ambitionne d’assurer un développement équilibré du
territoire, une gouvernance inclusive et un pilotage
stratégique intégré. Le présent article interroge la capacité
de cette vision à concilier décentralisation et démocratie,
dans un contexte marqué par des disparités territoriales et
des défis structurels. S’appuyant sur l’analyse systémique
du document de référence et sur des données issues des
consultations populaires (enquêtes ménages, focus groups,
consultations en ligne) couvrant l’ensemble du territoire
national et la diaspora, l’étude mobilise une approche
qualitative et comparative afin d’examiner les
implications de la Vision 2060 pour les collectivités
locales. Les résultats révèlent que, dans ce contexte, si la
décentralisation est affirmée comme un levier stratégique,
sa mise en œuvre reste contrainte par une forte
centralisation des ressources et des décisions. La
démocratie émerge alors comme un mode de gouvernance
combinant stabilité politique et contrôle institutionnel
renforcer, avec des effets ambivalents sur l’autonomie
locale fondement de la décentralisation. L’analyse conclut
que la réussite de la Vision 2060 dépendra de la capacité à
instaurer une gouvernance territoriale participative,
fondée sur un transfert effectif de compétences, de moyens
et de responsabilités vers les collectivités. La discussion
met en lumière la nécessité d’un rééquilibrage
institutionnel et d’une territorialisation des politiques publiques, conditions essentielles pour un développement
harmonieux et inclusif d’ici 2060.
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Auteur(s):
BOKO Nouvêwa Patrice Maximilien, MEHINTO DOVONOU Flore, DABA Moussilima, VISSIN Expédit W., HOUSSOU Christophe Sègbè, BŁAŜEJCZYK Krzysztof.
N° Page : 127-156
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AMBIANCES BIOCLIMATIQUES ET PERCEPTION DU CONFORT THERMIQUE CHEZ LES PERSONNES DREPANOCYTAIRES A COTONOU
Résumé de l’article
Dans le contexte du réchauffement climatique, les
conditions bioclimatiques deviennent de plus en plus
contraignantes, notamment dans les villes tropicales
comme Cotonou, où les températures élevées et l’humidité
influencent la santé des populations vulnérables. La
présente étude vise à analyser l’impact des ambiances
bioclimatiques sur la perception du confort thermique et la
santé des personnes atteintes de drépanocytose dans la
commune de Cotonou.
L’approche méthodologique combine
l’analyse
bioclimatologique (indices PET et Humidex) aux données
sanitaires collectées au CNHU de Cotonou entre 2013 et 2022. Des enquêtes de perception ont été menées auprès
d’un échantillon de 384 personnes drépanocytaires, selon
la formule de Cochran. Les corrélations entre fréquence
des crises et stress thermique ont été évaluées à l’aide du
test de Pearson.
Les résultats montrent que, bien que les valeurs les plus
élevées de PET (jusqu’à 32,5 °C) et de Humidex (jusqu’à
43) soient enregistrées entre février et avril, les pics de
crises surviennent paradoxalement entre juin et août,
période marquée par une humidité élevée et une forte
instabilité climatique. Une corrélation négative
significative est observée entre Humidex et fréquence des
crises (r = –0,60), suggérant que les ambiances thermiques
modérées mais humides sont plus propices aux
complications vaso-occlusives. La perception des patients
reflète cette tendance, plus de 80 % d’entre eux déclarant
un inconfort thermique sévère durant la saison des pluies.
Ces résultats confirment que les conditions bioclimatiques
à Cotonou influencent fortement la santé des personnes
drépanocytaires, et soulignent l’importance d’intégrer les
indices bioclimatiques dans les dispositifs de prévention
sanitaire et de développer des stratégies d’adaptation
spécifiques pour cette population.
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Auteur(s):
IMOROU Zoukifilou, TOFFOHOSSOU Sèdodé Calice, , ALLAGBE Sotondji Benjamin, SEGLA Babatoundé Amédée Précieux.
N° Page : 157-181
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DYNAMIQUE DE FLUX ROUTIERS SUR L’AXE AKASSATO-GODOMEY DANS LA COMMUNE D’ABOMEY-CALAVI AU SUDBENIN)
Résumé de l’article
La croissance des besoins en transport et l’intensification
de la mobilité quotidienne liée aux activités humaines
rendent
le transport routier indispensable à
l’accroissement de l’économie béninoise. La présente
recherche analyse les différents flux de transport routier
sur l’axe Akassato – Godomey, section de la Route
Nationale Inter-Etats n°2 (RNIE2) au sud du Bénin.
L’approche méthodologique comprend la collecte des
données, leur traitement et l’analyse des résultats. Les
données sont collectées à travers la recherche
documentaire, l’observation directe, l’entretien et
l’enquête de terrain. Un échantillon de 660 véhicules
usagers de cette route a été retenu par choix raisonné et le
modèle SWOT a permis d’analyser les résultats.
Les résultats montrent que cet axe supporte trois types de
flux par le biais de différents moyens de transport. Il s’agit du transport privé ou individuel (43%), du transport en
commun (38%) et du transport de biens et des
marchandises (19%) qui se fait beaucoup plus par les
camions dont la circulation est interdite aux heures de
pointe. S’agissant des moyens de transport utilisés par les
usagers, les motocyclettes dominent avec 41,81 %, suivi
respectivement des véhicules personnels (18,03%), les
minibus « tokpa-tokpa » (12,42%), les camions grosporteurs
(11,81%),
les
taxis
et
bâchés
(10,15
%)
et
enfin
les
autocars (5,75%). Les déplacements des populations
sont motivés par le travail (41,06 %), le commerce (27,88
%), les études (14,09 %) et les courses diverses des usagers
(12,12 %) ainsi que leur loisir (4,85 %). Quant aux biens
et marchandises transportés, les produits de consommation
alimentaire viennent en tête (45%), suivis respectivement
des produits agricoles (24%), des produits industriels
(13%), des produits électroménagers (10%) et enfin des
produits textiles (8%). L’ensemble de ce flux routier
génère une congestion forte et récurrente qui se manifeste
quotidiennement et qui nécessite de futures réflexions.
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Auteur(s):
HOUNYE IFA TOSSI Epiphanie.
N° Page : 182-214
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ÉQUILIBRE ENTRE VIE PROFESSIONNELLE ET FAMILIALE ET SANTÉ MENTALE DES ENSEIGNANTES : DÉFIS ET LIMITES DES STRATÉGIES D’ADAPTATION DANS LA COMMUNE D’ABOMEY-CALAVI
Résumé de l’article
L’objectif général visé est d’analyser les stratégies
efficaces pour concilier la vie professionnelle et la vie
familiale de la femme en vue de préserver sa santé
mentale. L’approche méthodologique adoptée est mixte.
Une compilation documentaire traitée à l’aide de l’analyse
de contenu a permis de justifier la posture. Une enquête
sur 405 enseignantes enquêtées dont les données sont
traitées à l’aide de la statistique descriptive et de la
régression multiple a servi à tester les hypothèses. Les
résultats montrent que les femmes disposent faiblement de
ressources financières, que l’approche combinant des
stratégies individuelles, organisationnelles, sociétales
n’est pas suffisante pour générer l’équilibre entre la vie
professionnelle et la vie familiale des femmes ; ce qui
influence fortement leur santé mentale. Ces résultats
confirment les hypothèses et satisfont les objectifs.
L’amélioration de cet équilibre exige une approche globale
intégrant la responsabilité individuelle, institutionnelle et ollective, afin de garantir non seulement le bien-être des
enseignantes, mais aussi la qualité du système éducatif
dans son ensemble.
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Auteur(s):
AZIAN Déhalé Donatien.
N° Page : 216-237
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IMPACTS SOCIO-ECONOMIQUES ET ENVIRONNEMENTAUX ET STRATEGIES DE GESTION DE LA JACINTHE D’EAU (EICHHORNIA CRASSIPES) DANS LA COMMUNE DES AGUEGUES AU BENIN
Résumé de l’article
La prolifération de la jacinthe d’eau (Eichhornia
crassipes) représente une menace majeure pour les
écosystèmes aquatiques et la population de la commune
des Aguégués. Cette plante invasive perturbe fortement les
activités économiques, notamment la pêche, et cause d’importants dommages environnementaux. Le présent
travail analyse es impacts environnementaux de cette
espèce et propose des stratégies de gestion durable.
Menée grâce à un échantillon de 100 personnes
(échantillonnage aléatoire simple) dans
les
arrondissements d’Avagbodji et de Houédomè, la
recherche combine des méthodes quantitatives et
qualitatives. Les données collectées ont été traités grâce
aux logiciels Word, Exel et QGIS 3.40. Le modèle SWOT
a permis d’analyser les résultats obtenus.
Les résultats montrent que 90 % des enquêtés signalent un
impact négatif sur les êtres vivants et l’eau. La lutte repose
principalement sur le ramassage manuel, la biomasse
récoltée étant valorisée en compost et écoproduits
(vannerie). Si la destruction manuelle et la valorisation
sont prometteuses, un renforcement et des stratégies
innovantes sont nécessaires pour un contrôle durable et
une maximisation des bénéfices économiques pour la
communauté. Des actions complémentaires sont donc
cruciales pour gérer efficacement cette espèce invasive.
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Auteur(s):
HOUNZINME SENADE SYLVIE.
N° Page : 239-252
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TENDANCES ET ANOMALIES CLIMATIQUES DANS LA COMMUNE D’ADJOHOUN AU SUD BENIN
Résumé de l’article
La variabilité climatique et les modifications des
conditions atmosphériques influencent profondément les
dynamiques environnementales dans les zones fluviales.
Dans la commune d’Adjohoun, les mutations climatiques
récentes observées ont des impacts directs sur les
conditions de vie dans ce territoire. Le présent travail vise
à analyser la dynamique climatique dans la commune.
Pour atteindre cet objectif, la démarche méthodologique
consiste à la collecte des données climatologiques
(précipitations, températures et humidité relative) aux pas
de temps journaliers, mensuels et annuels couvrant la
période de 1993 à 2023 des stations d’Adjohoun et de
Cotonou. Les statistiques descriptives ont été mises à
contribution pour analyser les résultats.
Les résultats montrent que la variabilité climatique est
réelle à Adjohoun. Les cumuls journaliers des
précipitations ont atteint jusqu’à 148,6 mm dans le mois
de juin. Par contre on note, une augmentation de la
température moyenne d’environ (+0,019 °C/an),
accompagnée d’une diminution progressive de l’humidité
relative (–0,048 %/an). Les anomalies pluviométriques indiquent un passage d’une phase majoritairement
déficitaire avant 2005 à une phase excédentaire à partir de
2006, suivie d’une variabilité plus irrégulière. Les
anomalies de température montrent une transition nette
d’un régime globalement négatif vers des anomalies
durablement positives, traduisant un réchauffement
progressif.
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Auteur(s):
AISSI Jean-Roitinos, SODJI Jean, AKOGBETO Nadine .
N° Page : 253-276
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VALORISATION DES SITES TOURISTIQUES DE LA COMMUNE DE LOKOSSA : ENJEUX ET STRATEGIES POUR UN DEVELOPPEMENT DURABLE
Résumé de l’article
Malgré la diversité de ses potentialités touristiques, la commune
de Lokossa peine à les valoriser efficacement en raison de
contraintes
organisationnelles,
infrastructurelles
et
environnementales, limitant ainsi leur contribution au développement local durable. Cette étude vise à analyser les
potentialités touristiques de la commune de Lokossa afin de
proposer des stratégies de valorisation durable susceptibles de
renforcer le développement économique, social et
environnemental de la commune.
La recherche s’appuie sur une approche qualitative et
quantitative. Des enquêtes de terrain ont été menées auprès de 150
acteurs locaux (autorités communales, opérateurs touristiques,
populations riveraines) à travers des entretiens semi-directs et des
questionnaires. Des observations directes des sites ont été
effectuées pour évaluer leur état, leur attractivité, ainsi que les
infrastructures disponibles. L’analyse documentaire a permis de
compléter les données empiriques.
L’étude révèle que Lokossa dispose d’un important potentiel
touristique (sites naturels, culturels et historiques) selon 97% des
enquêtés. Pour 63%, les principaux freins à leur valorisation sont
l’insuffisance des infrastructures, le manque de promotion
touristique, l’absence de plan de gestion durable, ainsi qu’une
faible implication des communautés locales. Toutefois, plusieurs
atouts existent, notamment la richesse culturelle de la commune,
la disponibilité de ressources humaines locales, et l’intérêt
croissant pour le tourisme local.
Pour un développement touristique durable à Lokossa, il est
recommandé de mettre en place une politique locale de
valorisation des sites, fondée sur la participation communautaire,
le renforcement des infrastructures, la formation des acteurs du
secteur, et la promotion du tourisme responsable. Une synergie
entre les acteurs publics, privés et communautaires est essentielle
pour faire du tourisme un véritable levier de développement
territorial.
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Auteur(s):
ASSOUNI Janvier .
N° Page : 277-301
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YARAKINNIN ET YEBOUBERI, UNE ENCLAVE D’INSALUBRITE AU CENTRE-VILLE DE PARAKOU
Résumé de l’article
L’assainissement est devenu un problème crucial dans les villes
du tiers-monde. Cette recherche vise à analyser l’état de
l’environnement dans les quartiers Yarakinnin et Yéboubéri, deux
quartiers populaires de la ville de Parakou et les risques sanitaires
auxquels s’exposent les populations.
La démarche méthodologique adoptée repose sur la recherche
documentaire, les enquêtes de terrain, le traitement des données
et l’analyse de résultats. Pour cette recherche, 165 personnes ont
été enquêtées et le modèle SWOT a servi à l’analyse des résultats.
Il ressort de cette recherche que les quartiers de Yarakinnin et
Yéboubéri sont souvent décrits comme des enclaves d’insalubrité.
97 % des résidents font face à des problèmes majeurs tels que le
déversement d’eaux usées domestiques dans les rues, ce qui pose
un risque significatif pour la santé publique. Cette situation est
exacerbée par l’absence de systèmes d’assainissement efficaces et
par des infrastructures urbaines insuffisantes selon la totalité des
personnes enquêtées. Les quartiers souffrent aussi d’une
insuffisance notoire de réseau de canalisation pour le drainage des
eaux pluviales. Les pratiques de gestion des déchets sont
également déficientes, entraînant des conditions propices à la propagation de maladies infectieuses, notamment les fièvres
typhoïdes et paratyphoïdes. 75 % des habitants des quartiers se
retrouvent tout le temps malade. Ils souffrent du paludisme (59
%) de la diarrhée (17 %), des Infections Respiratoires Aigües
(IRA) (10 %), la fièvre typhoïde (9 %) et les dermatoses (5 %.
Cette situation appelle à une approche intégrée des questions de
santé, d’environnement et de pauvreté dans les politiques de
développement des villes. Face à cette situation, des activités de
sensibilisation des populations, de collecte des ordures, de curage
des caniveaux et de construction des équipements
d’assainissement sont mises par les autorités municipales dans le
but de réduire l’exposition des populations aux affections dues à
l’insalubrité.
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Auteur(s):
ADONOU VODOUNGNON Anignikin, BALOUBI Makodjami David.
N° Page : 302-335
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ANALYSE DES FACTEURS CLÉS AFFECTANT LA MOBILITÉ URBAINE À COTONOU ET PROPOSITION D’UNE STRATÉGIE D’AMÉLIORATION INNOVANTE
Résumé de l’article
La ville de Cotonou, principale métropole économique du Bénin,
est confrontée à une croissance urbaine accélérée qui engendre de
profonds défis en matière de mobilité. L’objectif de cet article est
double : (i) identifier les facteurs clés qui influencent la mobilité
urbaine dans la capitale économique béninoise ; (ii) proposer une
stratégie d’amélioration fondée sur une approche intégrée et
durable, mobilisant à la fois les innovations technologiques et une
meilleure planification urbaine.
La méthodologie adoptée combine l’analyse documentaire et les
observations de terrain ; les enquêtes de terrain constituent
également une technique essentielle de collecte des données. Un
questionnaire a été adressé aux usagers de la route de la ville de
Cotonou. Ainsi, quatre-vingt-cinq (85) personnes ont été
interrogées comme suit : 15 piétons, 20 automobilistes (Tokpatokpa,
taxis-ville)
et
50
conducteurs
de
zémidjan.
En
outre,
six
(6) entretiens ont été réalisés avec des acteurs institutionnels
(Direction des Transports Terrestres, municipalité de Cotonou,
associations de conducteurs de taxis-motos, ONG
environnementales).
Les résultats révèlent que, avec une densité estimée à 8 595
habitants par km², Cotonou demeure l’espace le plus densément
peuplé du Bénin, ce qui exerce une pression considérable sur les
infrastructures urbaines et, par ricochet, sur les systèmes de
transport. D’après les enquêtés, le parc de taxis-motos à Cotonou
a connu une croissance annuelle de près de 8 % au cours des dix
dernières années, tandis que la longueur totale des voies bitumées
n’a progressé que de 2 à 3 % par an. L’absence de planification
intégrée et la faible régulation du secteur des transports informels
constituent des freins majeurs. Toutefois, la mise en place d’un
système multimodal articulant transport collectif moderne, modes
doux et innovations numériques permettrait de réduire les pertes
liées à la congestion et de limiter de près de 20 % les émissions
de CO2.
Une telle stratégie, soutenue par des partenariats public-privé et
des politiques urbaines inclusives, apparaît comme une voie
durable pour améliorer significativement la qualité de vie à
Cotonou.
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Auteur(s):
DAGBELOU Vinablo, Kodjo Dominique, ADEKAMBI Souleimane Adeyemi, YABI Jacob Afouda.
N° Page : 337-354
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ANALYSE DU CONSENTEMENT A PAYER DES CONSOMMATEURS FACE A LA PRODUCTION ET A LA GESTION DES DECHETS PLASTIQUES (SOLIDES) DANS LA VILLE DE PARAKOU
Résumé de l’article
Le présent article vise à analyser les déterminants du
consentement à payer des emballages bio- dégradables en
remplacement des sachets plastiques utilisés pour commercialiser
de l’eau appelée « pure water » dans la ville de Parakou. Un
échantillon de 208 personnes a été soumis à une enquête à cet
effet. Une régression multiple a été utilisée pour identifier les
déterminants du consentement à payer des enquêtés. Les résultats
montrent que la catégorie socioprofessionnelle ; la formation, la
volonté de participer à la gestion des déchets solides, l’expérience
de vie signe d’une prise de conscience de la protection
l’environnement explique 60% du consentement à payer des
emballages biodégradables.
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Auteur(s):
MEVO GUEZO KEDOWIDE Conchita, DJAOUGA Mama, TENTE Brice, VIGNINNOU Toussaint.
N° Page : 355-379
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ANALYSE COMPAREE DE DETERMINATION DE VOLUME DE TAS DE SABLE DRAGUE AU MOYEN DE LA TELEDETECTION ET DE LA TOPOMETRIE SUR LE SITE DE DJONDJI DANS LA COMMUNE D’OUIDAH
Résumé de l’article
La détermination volumétrique des matériaux par récepteur
GNSS et par imagerie Lidar sont tous les deux des méthodes de
relevé altimétrique utilisées dans plusieurs domaines tels que la topographie, l’ingénierie côtière, la cartographie. La présente
étude vise à faire une analyse comparative du calcul du volume
de sable déposé par dragage sur le site de Djondji à l’aide de ces
deux outils.
La démarche méthodologique a pris en compte le levé direct par
récepteur GNSS qui génère des semis de point à intervalle
régulier grâce à la technique du maillage préalablement établi
avant les travaux. Ainsi, les points relevés sur le terrain génèrent
un modèle numérique de terrain dont est déduit le volume
recherché une fois que le terrain naturel est calculé. Ensuite, la
méthode qui est celle de l’imagerie Lidar qui permet de survoler
la zone de travail et de faire des prises de vue aérienne en 3D
grâce à des techniques de photogrammétrie. Les photos obtenues
sont ensuite traitées au bureau par le logiciel DJI Terra pour
reconstituer toutes les photos en une seule photo 3D qui sera
exploitée pour calculer le volume. L’application des deux
approches pour calculer le volume de sable déposé par dragage
sur le site de Djondji a permis de déceler qu’un niveau de
précision est atteint avec les relevés topographiques lorsque le
maillage est serré et que la densité de points relevés est élevée, ce
qui entraine un surcout certain alors que l’image liDar qui reste
presque instantané et génère une densité de points conséquents à
traiter pour le calcul de volumétrie du matériau déposé.
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Auteur(s):
ASSABA Hogouyom Martin.
N° Page : 380-401
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VARIABILITE CLIMATIQUE DANS LE BASSIN VERSANT DU FLEUVE MONO A L’EXUTOIRE D’ATHIEME AU BENIN (AFRIQUE DE L’OUEST)
Résumé de l’article
Cette étude analyse la dynamique climatique dans la basse vallée du
Mono à l’exutoire d’Athiémé au Bénin sur la période 1980–2020, à
partir des données pluviométriques, thermiques et hygrométriques.
Les méthodes statistiques appliquées (Thiessen, tests de rupture de
Pettitt, Buishand et segmentation de Hubert) révèlent une rupture
significative du régime pluviométrique autour de 1986–1987, suivie
d’une reprise relative des pluies. L’augmentation progressive des
températures et les variations de l’humidité relative modifient le bilan
climatique et la disponibilité des ressources en eau. Ces résultats
confirment l’impact de la variabilité climatique sur le fonctionnement
hydrologique du bassin du Mono.