| 1 | Auteur(s): DOHO Bi Tchan André. N° de Page : 6-22 |
CONSTRUCTION DE L’AUTOROUTE TIEBISSOU-BOUAKE ET DYNAMIQUE URBAINE DE TIEBISSOU (Centre de la Côte d’Ivoire)
Résumé
La construction de l’autoroute Tiébissou-Bouaké, projet stratégique du centre de la Côte d’Ivoire, transforme profondément la structure spatiale et économique de la ville de Tiébissou. La recherche a analysé les effets de cette autoroute sur la dynamique urbaine locale, en identifiant les mutations foncières, économiques et environnementales induites. La problématique interroge la manière dont cette autoroute modifie l’organisation spatiale et la croissance urbaine de Tiébissou. Pour la méthodologie, les images satellitaires Landsat TM 2006, 2018 et Oli/tirs 2024 à travers une classification supervisée ont permis de cartographier l’évolution de l’occupation du sol, complétées par des entretiens semidirectifs auprès de 50 acteurs locaux (autorités, commerçants, transporteurs, populations riveraines). Les résultats ont révélé une extension de près de 50 % des surfaces bâties et d’une pression foncière. Toutefois, cette croissance spatiale s’accompagne de la réduction des terres agricoles de 58%.
| 2 | Auteur(s): KOUHOUNDJI ABDELKADER NABOUA. N° de Page : 23-51 |
VALORISATION DES TERRES AGRICOLES POUR LA MISE EN PLACE D’UN SIG D’EXPLOITATION DURABLE A SO-AVA (BENIN)
Résumé
La sécurité alimentaire demeure un enjeu majeur pour de nombreux pays africains. Pour ce faire, l’amélioration des stratégies de valorisation des terres constitue un levier essentiel pour accroître la productivité agricole locale. Dans ce contexte, la Commune de Sô-Ava, malgré sa particularité lacustre, dispose de terres agricoles fertiles. La présente recherche a pour objectif d’analyser les modalités de valorisation des terres agricoles de cette commune pour en faire un système d’information géographique d’exploitation durable des ressources pédologiques. La démarche méthodologique adoptée repose sur la collecte et le traitement des données. L’analyse des résultats a été réalisée sur la base de l’outil AFC (analyse factorielle des correspondances) afin d’apprécier les avis des producteurs sur les pratiques agricoles locales. Les résultats montrent que plusieurs techniques de valorisation des terres sont mises en œuvre par les producteurs. La majorité (60 %) effectuent le labour manuellement dès les premières pluies, tandis que la récolte reste quasi exclusivement manuelle (98 %), qu’il s’agisse des céréales ou des tubercules. L’étude révèle également l’existence de plusieurs systèmes de culture adaptés aux conditions locales. L’analyse factorielle des correspondances a mis en évidence des perceptions différenciées sur les techniques de valorisation selon les tranches d’âge. Les jeunes valorisent les techniques traditionnelles, qu’ils associent à une meilleure innocuité sanitaire par rapport aux pratiques modernes fondées sur les engrais chimiques. Les personnes âgées émettent majoritairement un avis favorable pour lesdites pratiques, malgré quelques réserves. À l’inverse, les adultes considèrent ces techniques traditionnelles comme peu performantes, en raison de leur faible impact sur les rendements. Ces divergences, reflétant des attentes générationnelles distinctes et l’évolution des modes de production agricole, nécessitent d’être liées aux positions géographiques des répondants pour en faire un SIG d’exploitation des ressources.
| 3 | Auteur(s): ALLANGBA Yao Charles-Aubin, BOHOUSSOU N’guessan Séraphin. N° de Page : 52-67 |
RESSOURCES PROPRES ET AUTONOMIE FINANCIÈRE DE LA COMMUNE DE SOUBRÉ (SUD-OUEST DE LA CÔTE D’IVOIRE)
Résumé
La politique de décentralisation a véritablement démarré en Côte d’Ivoire au cours de la période 1980-1995. Bien que renforcée et encadrée par la loi n°2020-885 du 21 octobre 2020 portant régime financier des collectivités territoriales et districts autonomes, cette politique souffre d’insuffisances. La méthodologie adoptée repose d’abord sur la recherche documentaire et ensuite, sur les enquêtes de terrain. Le traitement des données collectées à cet effet, révèle que les ressources de la commune proviennent à 65% des fonds transférés par l’État contre 35% pour les recettes propres. Cette dépendance de la commune aux ressources de l’État est liée à une assiette fiscale mal maîtrisée, ce qui limite les investissements.
| 4 | Auteur(s): ASSAH Gowé Yannick Fleure, SORO Débégnoun Marcelline, TOGBE Codjo Timothée. N° de Page : 68-104 |
ADMINISTRATION LOCALE ET LUTTE CONTRE L’ORPAILLAGE ILLEGAL A SRANBELAKRO DANS LE CENTRE DE LA COTE D’IVOIRE : ENTRE REGLES FORMELLES ET PRATIQUES OFFICIEUSES
Résumé
Après la crise socio-politique de 2010 en Côte d'Ivoire, le phénomène de l’orpaillage illégal s'est enraciné dans plusieurs localités, notamment à Sran-Bélakro, dans le Département de Sakassou. Bien que la loi l'interdise, ce phénomène persiste et s'intensifie. L'administration locale, censée faire respecter les textes réglementaires, a un rôle stratégique dans cette lutte. Cependant, on constate sur le terrain une application insuffisante de ces lois, car les pratiques informelles dans les zones d'orpaillage contredisent les règles formelles. Cette recherche, basée sur des entretiens avec divers acteurs, révèle que certaines autorités administratives et coutumières, censées représenter l'État, participent directement à l'organisation de cette activité. Elles instaurent leurs propres règles locales, comme des zones interdites et des taxes informelles pour les orpailleurs. Cela a pour effet de légitimer tacitement une activité pourtant illégale. Cette ambivalence dénote une forme d'hypocrisie de la part des autorités, qui, sous couvert de répression, contribuent à entretenir une économie souterraine.
| 5 | Auteur(s): ALE AGBACHI GEORGES, ALE CHARLOTTE CHACOU. N° de Page : 105-126 |
LES TERRITOIRES MUNICIPAUX AU BÉNIN FACE À LA LOI N°2025-16 PORTANT VISION NATIONALE DE DÉVELOPPEMENT À L’HORIZON 2060 : ENTRE DÉCENTRALISATION ET DÉMOCRATIE, QUEL AVENIR POUR LES COLLECTIVITÉS LOCALES
Résumé
La loi n°2025-16 portant vision nationale de développement à l’horizon 2060 constitue un cadre stratégique ambitieux pour le Bénin, articulé autour de neuf orientations majeures visant à transformer les structures économiques, sociales et institutionnelles. Elle ambitionne d’assurer un développement équilibré du territoire, une gouvernance inclusive et un pilotage stratégique intégré. Le présent article interroge la capacité de cette vision à concilier décentralisation et démocratie, dans un contexte marqué par des disparités territoriales et des défis structurels. S’appuyant sur l’analyse systémique du document de référence et sur des données issues des consultations populaires (enquêtes ménages, focus groups, consultations en ligne) couvrant l’ensemble du territoire national et la diaspora, l’étude mobilise une approche qualitative et comparative afin d’examiner les implications de la Vision 2060 pour les collectivités locales. Les résultats révèlent que, dans ce contexte, si la décentralisation est affirmée comme un levier stratégique, sa mise en œuvre reste contrainte par une forte centralisation des ressources et des décisions. La démocratie émerge alors comme un mode de gouvernance combinant stabilité politique et contrôle institutionnel renforcer, avec des effets ambivalents sur l’autonomie locale fondement de la décentralisation. L’analyse conclut que la réussite de la Vision 2060 dépendra de la capacité à instaurer une gouvernance territoriale participative, fondée sur un transfert effectif de compétences, de moyens et de responsabilités vers les collectivités. La discussion met en lumière la nécessité d’un rééquilibrage institutionnel et d’une territorialisation des politiques publiques, conditions essentielles pour un développement harmonieux et inclusif d’ici 2060.
| 6 | Auteur(s): BOKO Nouvêwa Patrice Maximilien, MEHINTO DOVONOU Flore, DABA Moussilima, VISSIN Expédit W., HOUSSOU Christophe Sègbè, BŁAŜEJCZYK Krzysztof. N° de Page : 127-156 |
AMBIANCES BIOCLIMATIQUES ET PERCEPTION DU CONFORT THERMIQUE CHEZ LES PERSONNES DREPANOCYTAIRES A COTONOU
Résumé
Dans le contexte du réchauffement climatique, les conditions bioclimatiques deviennent de plus en plus contraignantes, notamment dans les villes tropicales comme Cotonou, où les températures élevées et l’humidité influencent la santé des populations vulnérables. La présente étude vise à analyser l’impact des ambiances bioclimatiques sur la perception du confort thermique et la santé des personnes atteintes de drépanocytose dans la commune de Cotonou. L’approche méthodologique combine l’analyse bioclimatologique (indices PET et Humidex) aux données sanitaires collectées au CNHU de Cotonou entre 2013 et 2022. Des enquêtes de perception ont été menées auprès d’un échantillon de 384 personnes drépanocytaires, selon la formule de Cochran. Les corrélations entre fréquence des crises et stress thermique ont été évaluées à l’aide du test de Pearson. Les résultats montrent que, bien que les valeurs les plus élevées de PET (jusqu’à 32,5 °C) et de Humidex (jusqu’à 43) soient enregistrées entre février et avril, les pics de crises surviennent paradoxalement entre juin et août, période marquée par une humidité élevée et une forte instabilité climatique. Une corrélation négative significative est observée entre Humidex et fréquence des crises (r = –0,60), suggérant que les ambiances thermiques modérées mais humides sont plus propices aux complications vaso-occlusives. La perception des patients reflète cette tendance, plus de 80 % d’entre eux déclarant un inconfort thermique sévère durant la saison des pluies. Ces résultats confirment que les conditions bioclimatiques à Cotonou influencent fortement la santé des personnes drépanocytaires, et soulignent l’importance d’intégrer les indices bioclimatiques dans les dispositifs de prévention sanitaire et de développer des stratégies d’adaptation spécifiques pour cette population.
| 7 | Auteur(s): IMOROU Zoukifilou, TOFFOHOSSOU Sèdodé Calice, , ALLAGBE Sotondji Benjamin, SEGLA Babatoundé Amédée Précieux. N° de Page : 157-181 |
DYNAMIQUE DE FLUX ROUTIERS SUR L’AXE AKASSATO-GODOMEY DANS LA COMMUNE D’ABOMEY-CALAVI AU SUDBENIN)
Résumé
La croissance des besoins en transport et l’intensification de la mobilité quotidienne liée aux activités humaines rendent le transport routier indispensable à l’accroissement de l’économie béninoise. La présente recherche analyse les différents flux de transport routier sur l’axe Akassato - Godomey, section de la Route Nationale Inter-Etats n°2 (RNIE2) au sud du Bénin. L’approche méthodologique comprend la collecte des données, leur traitement et l’analyse des résultats. Les données sont collectées à travers la recherche documentaire, l’observation directe, l’entretien et l’enquête de terrain. Un échantillon de 660 véhicules usagers de cette route a été retenu par choix raisonné et le modèle SWOT a permis d’analyser les résultats. Les résultats montrent que cet axe supporte trois types de flux par le biais de différents moyens de transport. Il s’agit du transport privé ou individuel (43%), du transport en commun (38%) et du transport de biens et des marchandises (19%) qui se fait beaucoup plus par les camions dont la circulation est interdite aux heures de pointe. S’agissant des moyens de transport utilisés par les usagers, les motocyclettes dominent avec 41,81 %, suivi respectivement des véhicules personnels (18,03%), les minibus « tokpa-tokpa » (12,42%), les camions grosporteurs (11,81%), les taxis et bâchés (10,15 %) et enfin les autocars (5,75%). Les déplacements des populations sont motivés par le travail (41,06 %), le commerce (27,88 %), les études (14,09 %) et les courses diverses des usagers (12,12 %) ainsi que leur loisir (4,85 %). Quant aux biens et marchandises transportés, les produits de consommation alimentaire viennent en tête (45%), suivis respectivement des produits agricoles (24%), des produits industriels (13%), des produits électroménagers (10%) et enfin des produits textiles (8%). L’ensemble de ce flux routier génère une congestion forte et récurrente qui se manifeste quotidiennement et qui nécessite de futures réflexions.
| 8 | Auteur(s): HOUNYE IFA TOSSI Epiphanie. N° de Page : 182-214 |
ÉQUILIBRE ENTRE VIE PROFESSIONNELLE ET FAMILIALE ET SANTÉ MENTALE DES ENSEIGNANTES : DÉFIS ET LIMITES DES STRATÉGIES D’ADAPTATION DANS LA COMMUNE D’ABOMEY-CALAVI
Résumé
L’objectif général visé est d’analyser les stratégies efficaces pour concilier la vie professionnelle et la vie familiale de la femme en vue de préserver sa santé mentale. L’approche méthodologique adoptée est mixte. Une compilation documentaire traitée à l’aide de l’analyse de contenu a permis de justifier la posture. Une enquête sur 405 enseignantes enquêtées dont les données sont traitées à l’aide de la statistique descriptive et de la régression multiple a servi à tester les hypothèses. Les résultats montrent que les femmes disposent faiblement de ressources financières, que l’approche combinant des stratégies individuelles, organisationnelles, sociétales n’est pas suffisante pour générer l’équilibre entre la vie professionnelle et la vie familiale des femmes ; ce qui influence fortement leur santé mentale. Ces résultats confirment les hypothèses et satisfont les objectifs. L’amélioration de cet équilibre exige une approche globale intégrant la responsabilité individuelle, institutionnelle et ollective, afin de garantir non seulement le bien-être des enseignantes, mais aussi la qualité du système éducatif dans son ensemble.
| 9 | Auteur(s): AZIAN Déhalé Donatien. N° de Page : 216-237 |
IMPACTS SOCIO-ECONOMIQUES ET ENVIRONNEMENTAUX ET STRATEGIES DE GESTION DE LA JACINTHE D’EAU (EICHHORNIA CRASSIPES) DANS LA COMMUNE DES AGUEGUES AU BENIN
Résumé
La prolifération de la jacinthe d'eau (Eichhornia crassipes) représente une menace majeure pour les écosystèmes aquatiques et la population de la commune des Aguégués. Cette plante invasive perturbe fortement les activités économiques, notamment la pêche, et cause d'importants dommages environnementaux. Le présent travail analyse es impacts environnementaux de cette espèce et propose des stratégies de gestion durable. Menée grâce à un échantillon de 100 personnes (échantillonnage aléatoire simple) dans les arrondissements d'Avagbodji et de Houédomè, la recherche combine des méthodes quantitatives et qualitatives. Les données collectées ont été traités grâce aux logiciels Word, Exel et QGIS 3.40. Le modèle SWOT a permis d’analyser les résultats obtenus. Les résultats montrent que 90 % des enquêtés signalent un impact négatif sur les êtres vivants et l’eau. La lutte repose principalement sur le ramassage manuel, la biomasse récoltée étant valorisée en compost et écoproduits (vannerie). Si la destruction manuelle et la valorisation sont prometteuses, un renforcement et des stratégies innovantes sont nécessaires pour un contrôle durable et une maximisation des bénéfices économiques pour la communauté. Des actions complémentaires sont donc cruciales pour gérer efficacement cette espèce invasive.
| 10 | Auteur(s): HOUNZINME SENADE SYLVIE. N° de Page : 239-252 |
TENDANCES ET ANOMALIES CLIMATIQUES DANS LA COMMUNE D’ADJOHOUN AU SUD BENIN
Résumé
La variabilité climatique et les modifications des conditions atmosphériques influencent profondément les dynamiques environnementales dans les zones fluviales. Dans la commune d’Adjohoun, les mutations climatiques récentes observées ont des impacts directs sur les conditions de vie dans ce territoire. Le présent travail vise à analyser la dynamique climatique dans la commune. Pour atteindre cet objectif, la démarche méthodologique consiste à la collecte des données climatologiques (précipitations, températures et humidité relative) aux pas de temps journaliers, mensuels et annuels couvrant la période de 1993 à 2023 des stations d’Adjohoun et de Cotonou. Les statistiques descriptives ont été mises à contribution pour analyser les résultats. Les résultats montrent que la variabilité climatique est réelle à Adjohoun. Les cumuls journaliers des précipitations ont atteint jusqu’à 148,6 mm dans le mois de juin. Par contre on note, une augmentation de la température moyenne d’environ (+0,019 °C/an), accompagnée d’une diminution progressive de l’humidité relative (–0,048 %/an). Les anomalies pluviométriques indiquent un passage d’une phase majoritairement déficitaire avant 2005 à une phase excédentaire à partir de 2006, suivie d’une variabilité plus irrégulière. Les anomalies de température montrent une transition nette d’un régime globalement négatif vers des anomalies durablement positives, traduisant un réchauffement progressif.
| 11 | Auteur(s): AISSI Jean-Roitinos, SODJI Jean, AKOGBETO Nadine . N° de Page : 253-276 |
VALORISATION DES SITES TOURISTIQUES DE LA COMMUNE DE LOKOSSA : ENJEUX ET STRATEGIES POUR UN DEVELOPPEMENT DURABLE
Résumé
Malgré la diversité de ses potentialités touristiques, la commune de Lokossa peine à les valoriser efficacement en raison de contraintes organisationnelles, infrastructurelles et environnementales, limitant ainsi leur contribution au développement local durable. Cette étude vise à analyser les potentialités touristiques de la commune de Lokossa afin de proposer des stratégies de valorisation durable susceptibles de renforcer le développement économique, social et environnemental de la commune. La recherche s’appuie sur une approche qualitative et quantitative. Des enquêtes de terrain ont été menées auprès de 150 acteurs locaux (autorités communales, opérateurs touristiques, populations riveraines) à travers des entretiens semi-directs et des questionnaires. Des observations directes des sites ont été effectuées pour évaluer leur état, leur attractivité, ainsi que les infrastructures disponibles. L’analyse documentaire a permis de compléter les données empiriques. L’étude révèle que Lokossa dispose d’un important potentiel touristique (sites naturels, culturels et historiques) selon 97% des enquêtés. Pour 63%, les principaux freins à leur valorisation sont l’insuffisance des infrastructures, le manque de promotion touristique, l’absence de plan de gestion durable, ainsi qu’une faible implication des communautés locales. Toutefois, plusieurs atouts existent, notamment la richesse culturelle de la commune, la disponibilité de ressources humaines locales, et l’intérêt croissant pour le tourisme local. Pour un développement touristique durable à Lokossa, il est recommandé de mettre en place une politique locale de valorisation des sites, fondée sur la participation communautaire, le renforcement des infrastructures, la formation des acteurs du secteur, et la promotion du tourisme responsable. Une synergie entre les acteurs publics, privés et communautaires est essentielle pour faire du tourisme un véritable levier de développement territorial.
| 12 | Auteur(s): ASSOUNI Janvier . N° de Page : 277-301 |
YARAKINNIN ET YEBOUBERI, UNE ENCLAVE D’INSALUBRITE AU CENTRE-VILLE DE PARAKOU
Résumé
L’assainissement est devenu un problème crucial dans les villes du tiers-monde. Cette recherche vise à analyser l’état de l’environnement dans les quartiers Yarakinnin et Yéboubéri, deux quartiers populaires de la ville de Parakou et les risques sanitaires auxquels s’exposent les populations. La démarche méthodologique adoptée repose sur la recherche documentaire, les enquêtes de terrain, le traitement des données et l’analyse de résultats. Pour cette recherche, 165 personnes ont été enquêtées et le modèle SWOT a servi à l’analyse des résultats. Il ressort de cette recherche que les quartiers de Yarakinnin et Yéboubéri sont souvent décrits comme des enclaves d'insalubrité. 97 % des résidents font face à des problèmes majeurs tels que le déversement d'eaux usées domestiques dans les rues, ce qui pose un risque significatif pour la santé publique. Cette situation est exacerbée par l'absence de systèmes d'assainissement efficaces et par des infrastructures urbaines insuffisantes selon la totalité des personnes enquêtées. Les quartiers souffrent aussi d’une insuffisance notoire de réseau de canalisation pour le drainage des eaux pluviales. Les pratiques de gestion des déchets sont également déficientes, entraînant des conditions propices à la propagation de maladies infectieuses, notamment les fièvres typhoïdes et paratyphoïdes. 75 % des habitants des quartiers se retrouvent tout le temps malade. Ils souffrent du paludisme (59 %) de la diarrhée (17 %), des Infections Respiratoires Aigües (IRA) (10 %), la fièvre typhoïde (9 %) et les dermatoses (5 %. Cette situation appelle à une approche intégrée des questions de santé, d’environnement et de pauvreté dans les politiques de développement des villes. Face à cette situation, des activités de sensibilisation des populations, de collecte des ordures, de curage des caniveaux et de construction des équipements d’assainissement sont mises par les autorités municipales dans le but de réduire l’exposition des populations aux affections dues à l’insalubrité.
| 13 | Auteur(s): ADONOU VODOUNGNON Anignikin, BALOUBI Makodjami David. N° de Page : 302-335 |
ANALYSE DES FACTEURS CLÉS AFFECTANT LA MOBILITÉ URBAINE À COTONOU ET PROPOSITION D’UNE STRATÉGIE D’AMÉLIORATION INNOVANTE
Résumé
La ville de Cotonou, principale métropole économique du Bénin, est confrontée à une croissance urbaine accélérée qui engendre de profonds défis en matière de mobilité. L’objectif de cet article est double : (i) identifier les facteurs clés qui influencent la mobilité urbaine dans la capitale économique béninoise ; (ii) proposer une stratégie d’amélioration fondée sur une approche intégrée et durable, mobilisant à la fois les innovations technologiques et une meilleure planification urbaine. La méthodologie adoptée combine l’analyse documentaire et les observations de terrain ; les enquêtes de terrain constituent également une technique essentielle de collecte des données. Un questionnaire a été adressé aux usagers de la route de la ville de Cotonou. Ainsi, quatre-vingt-cinq (85) personnes ont été interrogées comme suit : 15 piétons, 20 automobilistes (Tokpatokpa, taxis-ville) et 50 conducteurs de zémidjan. En outre, six (6) entretiens ont été réalisés avec des acteurs institutionnels (Direction des Transports Terrestres, municipalité de Cotonou, associations de conducteurs de taxis-motos, ONG environnementales). Les résultats révèlent que, avec une densité estimée à 8 595 habitants par km², Cotonou demeure l’espace le plus densément peuplé du Bénin, ce qui exerce une pression considérable sur les infrastructures urbaines et, par ricochet, sur les systèmes de transport. D’après les enquêtés, le parc de taxis-motos à Cotonou a connu une croissance annuelle de près de 8 % au cours des dix dernières années, tandis que la longueur totale des voies bitumées n’a progressé que de 2 à 3 % par an. L’absence de planification intégrée et la faible régulation du secteur des transports informels constituent des freins majeurs. Toutefois, la mise en place d’un système multimodal articulant transport collectif moderne, modes doux et innovations numériques permettrait de réduire les pertes liées à la congestion et de limiter de près de 20 % les émissions de CO2. Une telle stratégie, soutenue par des partenariats public-privé et des politiques urbaines inclusives, apparaît comme une voie durable pour améliorer significativement la qualité de vie à Cotonou.
| 14 | Auteur(s): DAGBELOU Vinablo, Kodjo Dominique, ADEKAMBI Souleimane Adeyemi, YABI Jacob Afouda. N° de Page : 337-354 |
ANALYSE DU CONSENTEMENT A PAYER DES CONSOMMATEURS FACE A LA PRODUCTION ET A LA GESTION DES DECHETS PLASTIQUES (SOLIDES) DANS LA VILLE DE PARAKOU
Résumé
Le présent article vise à analyser les déterminants du consentement à payer des emballages bio- dégradables en remplacement des sachets plastiques utilisés pour commercialiser de l’eau appelée « pure water » dans la ville de Parakou. Un échantillon de 208 personnes a été soumis à une enquête à cet effet. Une régression multiple a été utilisée pour identifier les déterminants du consentement à payer des enquêtés. Les résultats montrent que la catégorie socioprofessionnelle ; la formation, la volonté de participer à la gestion des déchets solides, l’expérience de vie signe d’une prise de conscience de la protection l’environnement explique 60% du consentement à payer des emballages biodégradables.
| 15 | Auteur(s): MEVO GUEZO KEDOWIDE Conchita, DJAOUGA Mama, TENTE Brice, VIGNINNOU Toussaint. N° de Page : 355-379 |
ANALYSE COMPAREE DE DETERMINATION DE VOLUME DE TAS DE SABLE DRAGUE AU MOYEN DE LA TELEDETECTION ET DE LA TOPOMETRIE SUR LE SITE DE DJONDJI DANS LA COMMUNE D’OUIDAH
Résumé
La détermination volumétrique des matériaux par récepteur GNSS et par imagerie Lidar sont tous les deux des méthodes de relevé altimétrique utilisées dans plusieurs domaines tels que la topographie, l’ingénierie côtière, la cartographie. La présente étude vise à faire une analyse comparative du calcul du volume de sable déposé par dragage sur le site de Djondji à l’aide de ces deux outils. La démarche méthodologique a pris en compte le levé direct par récepteur GNSS qui génère des semis de point à intervalle régulier grâce à la technique du maillage préalablement établi avant les travaux. Ainsi, les points relevés sur le terrain génèrent un modèle numérique de terrain dont est déduit le volume recherché une fois que le terrain naturel est calculé. Ensuite, la méthode qui est celle de l’imagerie Lidar qui permet de survoler la zone de travail et de faire des prises de vue aérienne en 3D grâce à des techniques de photogrammétrie. Les photos obtenues sont ensuite traitées au bureau par le logiciel DJI Terra pour reconstituer toutes les photos en une seule photo 3D qui sera exploitée pour calculer le volume. L’application des deux approches pour calculer le volume de sable déposé par dragage sur le site de Djondji a permis de déceler qu’un niveau de précision est atteint avec les relevés topographiques lorsque le maillage est serré et que la densité de points relevés est élevée, ce qui entraine un surcout certain alors que l’image liDar qui reste presque instantané et génère une densité de points conséquents à traiter pour le calcul de volumétrie du matériau déposé.
| 16 | Auteur(s): ASSABA Hogouyom Martin. N° de Page : 380-401 |
VARIABILITE CLIMATIQUE DANS LE BASSIN VERSANT DU FLEUVE MONO A L’EXUTOIRE D’ATHIEME AU BENIN (AFRIQUE DE L’OUEST)
Résumé
Cette étude analyse la dynamique climatique dans la basse vallée du Mono à l’exutoire d’Athiémé au Bénin sur la période 1980–2020, à partir des données pluviométriques, thermiques et hygrométriques. Les méthodes statistiques appliquées (Thiessen, tests de rupture de Pettitt, Buishand et segmentation de Hubert) révèlent une rupture significative du régime pluviométrique autour de 1986–1987, suivie d’une reprise relative des pluies. L’augmentation progressive des températures et les variations de l’humidité relative modifient le bilan climatique et la disponibilité des ressources en eau. Ces résultats confirment l’impact de la variabilité climatique sur le fonctionnement hydrologique du bassin du Mono.