Titre de l’article : YARAKINNIN ET YEBOUBERI, UNE ENCLAVE D’INSALUBRITE AU CENTRE-VILLE DE PARAKOU
Auteur.e.s : ASSOUNI Janvier , .
Résumé
L’assainissement est devenu un problème crucial dans les villes
du tiers-monde. Cette recherche vise à analyser l’état de
l’environnement dans les quartiers Yarakinnin et Yéboubéri, deux
quartiers populaires de la ville de Parakou et les risques sanitaires
auxquels s’exposent les populations.
La démarche méthodologique adoptée repose sur la recherche
documentaire, les enquêtes de terrain, le traitement des données
et l’analyse de résultats. Pour cette recherche, 165 personnes ont
été enquêtées et le modèle SWOT a servi à l’analyse des résultats.
Il ressort de cette recherche que les quartiers de Yarakinnin et
Yéboubéri sont souvent décrits comme des enclaves d’insalubrité.
97 % des résidents font face à des problèmes majeurs tels que le
déversement d’eaux usées domestiques dans les rues, ce qui pose
un risque significatif pour la santé publique. Cette situation est
exacerbée par l’absence de systèmes d’assainissement efficaces et
par des infrastructures urbaines insuffisantes selon la totalité des
personnes enquêtées. Les quartiers souffrent aussi d’une
insuffisance notoire de réseau de canalisation pour le drainage des
eaux pluviales. Les pratiques de gestion des déchets sont
également déficientes, entraînant des conditions propices à la propagation de maladies infectieuses, notamment les fièvres
typhoïdes et paratyphoïdes. 75 % des habitants des quartiers se
retrouvent tout le temps malade. Ils souffrent du paludisme (59
%) de la diarrhée (17 %), des Infections Respiratoires Aigües
(IRA) (10 %), la fièvre typhoïde (9 %) et les dermatoses (5 %.
Cette situation appelle à une approche intégrée des questions de
santé, d’environnement et de pauvreté dans les politiques de
développement des villes. Face à cette situation, des activités de
sensibilisation des populations, de collecte des ordures, de curage
des caniveaux et de construction des équipements
d’assainissement sont mises par les autorités municipales dans le
but de réduire l’exposition des populations aux affections dues à
l’insalubrité.