Titre de l’article : DYNAMIQUE DES PRATIQUES AGRICOLES ET LEURS EFFETS SOCIO ENVIRONNEMENTAUX DANS LA COMMUNE DE TCHAOUROU
Auteur.e.s : TABE GANKOU Latifatou, KISSIRA Aboubakar.
Résumé
Pendant longtemps, les producteurs se servaient des pratiques traditionnelles
pour accomplir les activités agricoles. Le poids démographique, les besoins
croissants en terres cultivables et les contraintes climatiques font que les
producteurs associent aux pratiques traditionnelles, les pratiques améliorées ou
exogènes. Bien que ces pratiques contribuent à améliorer les rendements
agricoles, certaines créent des dommages à l’environnement dont la pollution
des eaux du fait de la mauvaise utilisation des produits phytosanitaires, la
destruction du couvert végétal, l’érosion des sols occasionnés par le
déboisement. Cette étude vise donc à apprécier la dynamique des pratiques
agricoles et leurs effets sur l’environnement.
La méthodologie utilisée pour mener cette étude se résume aux enquêtes
exploratoires, aux diagnostics participatifs, aux sondages d’opinion, à la
cartographie et aux analyses statistiques. Aussi, la formule de Schwartz a
permis de définir l’échantillon. Au total, 180 personnes ont été interrogées.
L’analyse des résultats est faite à l’aide du modèle PEIR. Les données utilisées
sont celles de la pluviométrie et de la température des périodes 1991-2022 et
les statistiques sur les superficies et rendements de certaines cultures de 2003-2019. Les pratiques relevées dans la commune de Tchaourou sont celles endogènes
et améliorées. Les pratiques endogènes qui se résument à la jachère (21 %),
l’association des cultures (18 %), le buttage (16 %) et la rotation des cultures
(15 %) sont les pratiques les plus adoptées par les ménages enquêtés. Aussi,
l’agroforesterie (6 %), l’utilisation de fumure organique (7 %), le semis direct
(9 %) et la réduction des emblavures du coton (8 %) sont entre autres pratiques
enregistrées. En ce qui concerne les pratiques améliorées, il faut noter
l’utilisation des engrais minéraux (26 %), la culture des légumineuses (18 %),
le billonnage en courbe de niveau (13 %), la production fourragère (7 %), la
culture attelée (13 %), la plantation d’arbres (17 %) et l’utilisation d’engins
motorisées (6 %). Bien que ces pratiques contribuent à améliorer le rendement
agricole (63%), elles sont sources de dégradation de l’environnement.